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Du mercredi au samedi
De 14h à 19h et sur rendez-vous

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Exposition

La part des choses (get the balance right)

Exposition collective

Du 17 février 2010 au 20 mars 2010

La part des choses - Get the balance right Carte blanche à l’association In Extenso ©GalerieRDV-InExtenso
La part des choses - Get the balance right Carte blanche à l’association In Extenso ©GalerieRDV-InExtenso
La part des choses - Get the balance right Carte blanche à l’association In Extenso ©GalerieRDV-InExtenso
La part des choses - Get the balance right Carte blanche à l’association In Extenso ©GalerieRDV-InExtenso
La part des choses - Get the balance right Carte blanche à l’association In Extenso ©GalerieRDV-InExtenso
La part des choses - Get the balance right Carte blanche à l’association In Extenso ©GalerieRDV-InExtenso
La part des choses - Get the balance right Carte blanche à l’association In Extenso ©GalerieRDV-InExtenso
La part des choses - Get the balance right Carte blanche à l’association In Extenso ©GalerieRDV-InExtenso
La part des choses - Get the balance right Carte blanche à l’association In Extenso ©GalerieRDV-InExtenso
La part des choses - Get the balance right Carte blanche à l’association In Extenso ©GalerieRDV-InExtenso
La part des choses - Get the balance right Carte blanche à l’association In Extenso ©GalerieRDV-InExtenso

La part des choses (get the balance right) est un projet d’exposition réunissant plusieurs pièces « silencieuses ». Il s’agit de sculptures, de constructions ou d’images qui ont en commun un refus du discours, du didactisme en laissant la part belle à de multiples interprétations. Elles semblent à la fois constitutives du monde qui nous entoure, (par l’utilisation de matériaux simples tirés de notre environnement quotidien : un bloc de feuilles, du papier journal, un vinyle…) et étrangement déplacées, tirées d’un contexte dont la poésie résiderait dans la fuite du sens, l’absence de l’utile, et la capacité à s’extirper d’une période donnée. Si certains des artistes présentés usent parfois dans leur travail d’une réelle entreprise de transformation plastique, la mise en œuvre des pièces ici montrées fait appel à des moyens simples, rudimentaires, nous ramenant à la périphérie du readymade, auquel on aurait ajouté ou retiré un peu, provoquant un léger décalage : ni moins réel, ni plus, un entre deux qui pourrait faire pencher la balance de n’importe quel côté, à n’importe quel moment.

Malgré leur apparente aphasie et peut être même précisément parce qu’elles sont peu bavardes, les œuvres présentées ici semblent pouvoir communiquer entre elles en feignant notre absence. Et pourtant notre présence est de celle qui active l’exposition comme s’il s’agissait d’un golem, un être de terre glaise fragilement animé. Mais contrairement au golem, les œuvres présentées font preuve d’une forme de résistance à l’usure du temps que l’on retrouve des cendres de Forever young à la Tentative d’effacement d’une page du monde, en passant par cet « encombrant » réanimé d’une couleur vive.

La vitalité de cette exposition tient aussi à une étrange alchimie dont témoigne cette belle formule lisible à travers une bonbonne d’eau : Let us meet inside you. Alchimie formelle également, composée d’allitérations aux motifs modernistes qui jalonnent le corps iconographique de l’exposition. Ces motifs représentés notamment par les formes monochromes angulaires de setting #16, par les différentes lignes de cette « maquette pour un mobilier d’atelier » et aussi par la rondeur antithétique de Quasar. Si elles communiquent formellement, les œuvres présentées partagent aussi une inquiétante étrangeté comme celle de cette mécanique autosuffisante dont on entend le goutte à goutte permanent.

Il est sans doute impossible de dévoiler l’ensemble des processus qui donne d’une manière ou d’une autre à ces œuvres cet aura particulière si caractéristique, si singulière. Il serait vain de vouloir cerner, concentrer ces choses qui se manifestent à travers l’exposition comme elle se dévoile dans l’interstice lumineux de Get the balance right, auquel l’exposition a emprunté le titre.

In extenso :
Créé en 2002 par Marc Geneix et Sébastien Maloberti, In extenso déploie ses activités selon trois grands axes : l’exposition, l’édition, et le développement des échanges entre artistes et lieux d’art contemporain en Centre-France-Rhône-Alpes, par le biais de son projet La belle revue.
In extenso diffuse le travail d’artistes nationaux·les et internationaux·les à travers une programmation au sein de sa galerie et hors les murs. En centre-ville de Clermont-Ferrand, l’association dispose d’un espace dans lequel elle organise des expositions. La programmation hors les murs est quant à elle le fruit des partenariats qu’In extenso met en place avec des structures françaises chaque année, et internationales tous les deux ans.
inextensoasso.com