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Exposition

Entre-deux, précipité

Exposition de Pascale Rémita et Pierre-Louis Graizon

Du 10 juin 2017 au 22 juillet 2017

Entre deux, précipité - Pascale Rémita & Pierre Graizon ©Pascale Rémita & Pierre Graizon
Entre deux, précipité - Pascale Rémita & Pierre Graizon ©Léa Desmousseaux
Entre deux, précipité - Pascale Rémita & Pierre Graizon ©Léa Desmousseaux
Entre deux, précipité - Pascale Rémita & Pierre Graizon ©Léa Desmousseaux
Entre deux, précipité - Pascale Rémita & Pierre Graizon ©Léa Desmousseaux
Entre deux, précipité - Pascale Rémita & Pierre Graizon ©Léa Desmousseaux
Entre deux, précipité - Pascale Rémita & Pierre Graizon ©Léa Desmousseaux
Entre deux, précipité - Pascale Rémita & Pierre Graizon ©Léa Desmousseaux
Entre deux, précipité - Pascale Rémita & Pierre Graizon ©Léa Desmousseaux
Entre deux, précipité - Pascale Rémita & Pierre Graizon ©Léa Desmousseaux

RDV invite Pascale Rémita accompagnée de l’artiste Pierre-Louis Graizon pour une exposition carte blanche, Entre deux, précipité.

L’intitulé de l’exposition joue sur la double lecture sonore du mot « entre-deux » ; « entre eux deux ». Par ce choix, les deux artistes suggèrent l’idée de la construction d’un espace dynamique, à la fois lieu de rencontre et lieu de partage, entre leurs deux pratiques artistiques. Au-delà de ce croisement, « entre eux deux » fait écho aux mouvements individuels de leur pratiques, et à l’expérience nouvelle de ces dernières dans le cadre de l’exposition.

« Deux pratiques, deux espaces entre lesquels un troisième espace s’invite. »

« C’est que le milieu n’est pas du tout une moyenne, c’est au contraire l’endroit où les choses prennent de la vitesse. Entre les choses ne désigne pas une relation localisable (…) mais un mouvement transversal qui les emporte l’une et l’autre, ruisseau sans début ni fin, qui ronge ses deux rives et prend de la vitesse au milieu ». (Gilles Deleuze et Félix Guattari)

Le mot « précipité » renvoie ici au sens chimique du terme. A savoir le principe d’un corps devenu plus solide, grâce à une réaction chimique, que le milieu où il a été créé.

Les œuvres de Pascale Rémita entretiennent avec les images qui nous entourent une relation particulière. « Adoptant une posture d’appropriation et d’interprétation, je sélectionne mes images dans l’immense réservoir qui m’entoure. Les images sont bien là, vivantes et actives. Elles circulent. On sent que certaines sont travaillées intérieurement par quelque chose d’indéfinissable. Le choix se fait en fonction de cette puissance imaginaire qui les traverse et cette capacité à projeter le regard du spectateur ailleurs. Le traitement développé par les images semble participer du plan séquence. Cela tient à la façon dont nous pensons avec les images, dont celles-ci mettent en mouvement notre pensée sur le mode de l’analogie, de l’écart et du pas de côté. Se priver de la capacité fictionnelle des images, ce serait se priver de tout le reste, de penser le réel, c’est pourquoi j’ai choisi d’organiser d’autres circulations pour celles-ci. Il convient d’interroger ce qu’elles peuvent contenir ainsi que leur aptitude à montrer autre chose. La peinture est un médium du désir, qui donne le temps pour décaler son regard. C’est en quelque sorte mon instrument de mesure. »
Pierre Graizon quant à lui interroge les moteurs et vecteurs d’identité et d’identification à une époque où celle-ci est de plus en plus partagée et manufacturée. Par la création d’objets sculptures et de fétiches, l’artiste questionne ce qui est de l’ordre de l’humain.

« Mes objets sont une ode à l’inconsistance de notre identité. » Ces derniers ne se veulent pas juges de cette identité mais au contraire vecteur de celle-ci, vecteur de notre ennui quotidien, et du désir insatisfait qui le génère.
Les notions tactiles liées à la matérialité de la peinture de Pascale ou à celles des objets sculpture de Pierre sont des points de rapprochement importants dans le projet de l’exposition.