16 Allée du Commandant Charcot
44000 Nantes

Du mercredi au samedi
De 14h à 19h et sur rendez-vous

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Exposition

EN 1150

Exposition de Lionel Péneau

Du 27 octobre 2012 au 1er décembre 2012

EN 1150 - Lionel Péneau ©Lionel Péneau
EN 1150 - Lionel Péneau ©Lionel Péneau
EN 1150 - Lionel Péneau ©Lionel Péneau
EN 1150 - Lionel Péneau ©Lionel Péneau
EN 1150 - Lionel Péneau ©Lionel Péneau
EN 1150 - Lionel Péneau ©Lionel Péneau
EN 1150 - Lionel Péneau ©Lionel Péneau
EN 1150 - Lionel Péneau ©Lionel Péneau
EN 1150 - Lionel Péneau ©Lionel Péneau

La Galerie RDV invite Lionel Péneau à présenter un ensemble de vidéos et dessins dans le cadre d’une exposition personnelle.

« Avoir une activité artistique me permet d’être en prise sur mon imaginaire. De cette manière je ne le laisse pas en friche. Ma méthode de travail est d’utiliser le monde vécu, immédiat, comme médium, et ainsi je fais de mon existence une expérience conjointe à mon cadre de vie. A partir de ce cadre donné, j’interroge le réel dans toute la diversité des signes/couleurs qui le constitue. Les pièces réalisées sont le résultat d’un mode d’action mis en rapport avec un mode d’existence. Le mouvement Fluxus avait déjà pour principe d’abouter art et vie ordinaire.

A cet égard, sur le modèle de ce détenu qui s’est évadé en modelant grossièrement un revolver avec ses rations quotidiennes de pain, je mène ce que Michel de Certeau appelait “l’activité créatrice des pratiquants de l’ordinaire” en faisant en sorte que des petites manipulations d’objets deviennent processus puis dispositifs simples. Par la même occasion je recycle mon univers personnel.

Depuis quelques années j’utilise le gilet de sécurité jaune. Ce gilet, apparu au début des années 2000 essentiellement dans les pays anglo-saxons, ne cesse de se présenter à mon esprit et d’interroger ma capacité à montrer son pouvoir quasi magique. Véritable attentat chromatique dont s’affuble celui qui tient à garder la vie sauve. Pour ma part, c’est parce qu’il est en total rupture avec la nature, et en particulier avec le corps dont il doit assurer la protection, que ce vêtement polarise mon attention. Son inquiétante étrangeté donne une traduction esthétique aux sensations contradictoires éprouvées par le corps ; allant jusqu’à nous faire douter de sa réalité charnelle. »
Lionel Péneau