16 Allée du Commandant Charcot
44000 Nantes

Du mercredi au samedi
De 14h à 19h et sur rendez-vous

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Exposition

Du Babel dans le banal

Exposition de Romain Rambaud

Du 25 juin 2011 au 30 juillet 2011

Du Babel dans le banal - Romain Rambaud ©Romain Rambaud
Du Babel dans le banal - Romain Rambaud ©Romain Rambaud
Du Babel dans le banal - Romain Rambaud ©Romain Rambaud
Du Babel dans le banal - Romain Rambaud ©Romain Rambaud
Du Babel dans le banal - Romain Rambaud ©Romain Rambaud
Du Babel dans le banal - Romain Rambaud ©Romain Rambaud
Du Babel dans le banal - Romain Rambaud ©Romain Rambaud
Du Babel dans le banal - Romain Rambaud ©Romain Rambaud

« A-t-on vraiment besoin d’ériger ça ?! »

L’exposition Du Babel dans le banal présente un ensemble de sculptures, chacune est constituée d’un élément et d’une prothèse. Les prothèses permettent aux éléments de se tenir à la verticale. Soutenus, ils tendent vers une éventuelle élévation. Ces prothèses peuvent être des objets du quotidien : balançoire, escabeau, détournés de leur usage afin de supporter ces formes simples.

Ces formes portées reprennent des codes d’éléments architecturaux, colonne ou ensemble de socles, modules à l’image d’une maquette, ou d’une structure de décor. Les éléments sont suspendus, surélevés, en attente, comme des ruines à venir ou des structures inachevées. Elles sont des substituts des éléments architecturaux représentés.

D’un côté, la prothèse active l’élément par sa disposition à le maintenir, d’un autre côté elle accentue le déséquilibre et son faux manque d’autonomie à se tenir à la verticale. C’est une façon de le rehausser, de lui donner une hauteur supplémentaire, volontairement exagérée afin de les faire tendre comme de fragments factices d’édifice, de leur donner un semblant d’importance juste par une surélévation.

L’exposition aurait pu avoir comme sous-titre « prothèses érectiles », car il est question de notre besoin d’ériger, d’élever, d’édifier. Cependant les sculptures, même si elles se réfèrent de manière lisse ou brute à l’érectile, elles le montrent assisté. C’est davantage dans cet apparent manque de possibilité à tenir debout, induit par la prothèse, que les sculptures prennent leur sens.