Céline Duval

vous invite à participer à la documentation céline duval en venant à la galerie RDV munis de vos albums de famille. en confiant vos images au regard de la doc-cd, le temps d’un week-end, vous recevrez en échange certains numéros de la revue en 4 images.
À cette occasion, le film horizons III, sera présenté en avant première, mise en son de el TiGeR CoMiCs GRoUP.
céline duval constitue depuis plusieurs années un fonds iconographique de sources variées : photos de presse, publicités, images de mode découpées dans les magazines, photographies d’amateur, cartes postales couleur ; ainsi que ses propres photos. Cette documentation est une base à la réalisation d’un ensemble d’éditions et de cahiers d’images, révélateurs de stéréotypes photographiques.
revue en 4 images,
voir tous les numéros :
http://www.doccd.net/4img/revue.html
voir le site :http://www.doccd.net/
 

 

LES CUISINES de L’IMMEDIAT

Le buffet alphabétique : samedi 12 mai à 21H
L’association Cuisines de l’Immédiat proposera une performance culinaire ou le public est invité à associer les lettres et les saveurs en suivant les indications d’un jeu de cartes à leur disposition. Un moment d’échange gustatif et poétique entre les participants. Plus de 70 personnes ont participées à cette performance. Le livre et l’art a rassemblé un très large public pendant 3 jours autour de 400 éditeurs et artistes. Cuisine de l’Immédiat est une association fondée en 1992 par Franck Pruja et Françoise Valéry. Ancrée à Bordeaux, l’association participe activement à la vie culturelle de l’Aquitaine par le biais d’activités éditoriales et artistiques, et à travers de nombreuses publications et manifestations publiques. L’éditeur aime à mélanger les genres en dépassant les cadres définis des canons de la littérature ce qui donne «Discographie » de Frédéric Forte (un livre de formes, formes poétiques nourries de formes musicales), ou «La manière de partir» d’Isabelle Jelen (Vingt et un Post-it écrits à la main par l’auteur, à la manière de petits mots que l’on laisse quand on part), ou encore, “ peut-être» de Marie Rousset (un récit qui n’en est pas un). Les publications des Editions de l’Attente ne se limitent pas à la littérature.
Au sein de la maison, l’image subit les mêmes tensions que les mots et donne à découvrir «Ears» (Portraits d’oreille, affiche couleur) ou «Belly Button» (soixantedouze portraits photographiques de nombrils) de Franck Pruja. L’éditeur s’ouvre depuis peu à la musique («Specimen », CD 14 titres), alors que la série des courts-métrages s’allongent progressivement.

 

Christophe CESBRON

vit et travaille à Nantes, artiste journaliste et critique d’art.

J’ai, un moment, cru que ce travail sur les films d’animation correspondait à une parenthèse dans ma recherche artistique. Ça ne me semblait pas sérieux, dérisoire, parfois à la limite
de L’idiotie. Je prends beaucoup de plaisir à les faire, c’est comme une bulle d’oxygène, même si, souvent, c’est fastidieux et que cela demande un temps fou pour ne réaliser que quelques Secondes. J’y retrouve cette espèce d’émerveillement que l’on peut avoir devant les premiers films d’animation, un peu mal fichu, mais qui expérimentent quelque chose au niveau du mouvement et de la transformation, de l’exubérance du dessin et de l’imagination. J’ai toujours aimé ces dessins animés où les éléments sont simples, les mouvements parfois chaotiques, et où l’intrigue joue avec l’espace de l’écran. En fait, j’aime les films d’animation qui flirtent avec l’abstraction ou avec le non-sens. Alors, les premières petites animations que j’ai pues réaliser ont mis en écran des formes aussi absurdes qu’abstraites, des éléments graphiques très simples : des lignes, des points, des couleurs, puis des yeux, desbouches ou des mains, avant de donner naissance à ce personnage archétypal qui certainement est mon double : le peintre. C’est un peu pour cela que j’ai divisé ce DVD en deux parties, pour différencier ces deux approches : l’une plus abstraite, l’autre plus narrative avec cette espèce de personnage qui à chaque fois tente de faire un tableau.
Maintenant, je pense que cette parenthèse est vraiment importante, car elle développe, mine de rien, quelques éléments essentiels de ce que j’ai envie de mettre en avant et de
ce qui me constitue : mon goût pour les petites formes, mes interrogations sur ce qui signifie être un artiste, une approche au musée de l’histoire du monde et de l’histoire de l’art, ma fascination pour l’idiotie et l’humour...
Enfin, sur ce DVD, je m’éloigne de mon nom, en le signant CC, affirmant peut-être par là, une rupture, en tout cas quelque chose qui a à voir avec les initiales...CC

Christophe Cesbron