Né en 1977 à Wounded Knee (Dakota du Sud), Lionel Peneau a obtenu son DNSEP à l’Ecole des
Beaux-Arts de Nantes. C’est sur le corps et l’enfermement que porte son travail. En faisant en sorte
que des petites manipulations d’objets deviennent processus puis dispositifs simples, il mène ce
que Michel de Certeau appelait « l’activité créatrice des pratiquants de l’ordinaire ». Les détails
qu’il prend pour cibles, déconstruits, soumis à traitements, prennent une autre consistance et du
même coup lui permettent de recycler son univers personnel.


Les vidéos de Lionel Péneau, faites d’un seul plan séquence, se définissent par leur unité de temps,
de lieu et d’action. Rien ne vient polluer leur progression. Il en est toujours l’acteur, étant à la fois
chercheur et objet même de ses recherches.


The Place To Be :
Dans The Place To Be, on voit un individu lambda, muni d’un gilet de sécurité jaune, marcher d’un
pas tranquille dans l’allée d’un parc municipal. Un peu en marge de l’allée, un autre promeneur,
portant les mêmes attributs vestimentaires, est assis sur un banc. Les gilets fluorescents sont
utilisés ici en ce qu’ils expriment des intensités. Intensités plus ou moins fortes suivant le positionnement
occupé dans l’espace. Cette vidéo est une histoire de signes. Les oiseaux également, avec
leurs chants, participent à cette histoire de signes.


Une Nuit :
La nuit est clairement le protagoniste de cette vidéo dont le titre est d’ailleurs Une Nuit. On y
voit Lionel Péneau avancer à petits pas, le temps que la torche qu’il a déclenchée soit totalement
consumée. Malgré la nuit qui lui oppose une certaine résistance, il fait jour sa marche par degrés
de pénétration.
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