L’érudition c’est la mémoire et la mémoire c’est l’imagination. »
Max Jacob, Conseil à un jeune poète, Gallimard, coll. «Blanche », 1991.

 

Dans ses travaux récents, François Brunet présente une suite de peintures mettant en exergue les notions de saturation, d’évidement et de disparition inhérentes à la vie d’un objet. Il capte les traces de visions imaginaires et observées dans son environnement, et mêle la rigueur d’une construction mentale à l’incarnation de couleurs pures et fondues. Ainsi, le travail pictural de François Brunet donne la part belle aux associations, à la divagation et à l’imprégnation. Cadrage : déclinaison de formats pour se laisser surprendre par les surfaces, altérer notre appréhension de l’espace. Couleur : décantation de gammes chromatiques parfois violentées par une absurde apparition de trouées blanches et percées noires, rompant avec le sublime d’une première appréhension. Architectures : imbrication, motifs isolés, tronqués, cernés avec incertitude, elles sont révélatrices d’un langage, d’une présence. La mémoire est subjective, une affaire de sélection. Délectable et délayable, elle se donne comme un mystère, un seuil à traverser.

Sandra Doublet

Page de François Brunet sur le site du collectif _R 
Communiqué de presse de l'exposition

 


Légende des visuels :
- François Brunet, Ce qui retient mon attention, visuel de communication. 2013 © François Brunet
-  Trois vues de l'exposition Ce qui retient mon attention. 2014 © François Brunet
- François Brunet, Ce qui retient mon attention, acrylique sur toile, 65 x 60 cm. 2013-14 © François Brunet
- François Brunet, Ce qui retient mon attention, acrylique sur toile, 193 x 130 cm. 2013 © François Brunet