Béatrice CUSSOL

vit et travaille à Malakoff

« J’archive & je sauvegarde en les dessinant des images que forme spontanément la pensée. Il y a une urgence face à la tâche qui m’échoit de les retenir avant qu’elles ne disparaissent dans l’oubli, d’archiver ces images ratissées qui m’arrivent comme des évènements en cascades, d’où le stylo requis qui vient vite sous la main, le pinceau vers l’eau, l’aquarelle, le feutre trempé dans l’encre. Ensuite vient la peinture en elle-même, c’est-à-dire le travail de la matière, la plus lisse, ou liquide, ou craquelante, ou crissante ou croupie ou d’autre matière résultant de la vie de la tache, de la flaque, du trait. La première image venue est la bonne. Je fixe une image qui auparavant peut-être flottait, au risque d’en perdre d’autres ou de les désamorcer. Elles apparaissent comme quelque chose que je n’aurais jamais vu auparavant, et en même temps comme quelque chose que j’aurais déjà vu, quelque chose de familier. Je réveille en fait des images qui sommeillent & ce que j’y vois est déjà du dessin. Son sens, ou la narration qu’il apporte avec lui, peu vulnérable, vient après. Le dessin est un espace de rencontre & chacun peut y prendre forme. Mais c’est une rencontre qui ne me regarde plus : je ne connais pas forcément l’histoire que racontent mes dessins, mais je peux me la raconter à chaque fois, autant que n’importe qui, et différemment à chaque fois. »

Béatrice Cussol, 2008

 

Georgia NELSON

vit et travaille à Nantes


« Douée d’un talent consommé de la mise en scène, que l’on mettrait trop volontiers facilement sur le compte d’une excentricité toute britannique, elle s’amuse volontiers à concilier l’inattendu et le cocasse dans un fou rire.»

in 303, Frédéric Emprou

 

«Artiste londonienne, Georgia Nelson vit à Nantes depuis dix ans. La vidéo I like booing la montre de dos, dans la boutique où elle travaille parfois, face à une porte de verre donnant sur la rue. Là, au moyen de « boo » sonores déclinés sur tous les tons, elle appelle l’Autre (le client). Elle semble nous dire : l’art est un commerce, l’art est un état de rencontre. Ainsi, que Georgia Nelson ouvre un restaurant alternatif, une boutique ludique, fasse le grand écart dans une galerie, ou des claquettes dans le hall d’une grande entreprise, brode sur du sopalin, confectionne de patientes compositions où se mêlent objets de papeterie ou de mercerie, elle crée la mise en formes de relations conviviales. Et offre, en spécialiste éphémère des domaines qu’elle explore, une vision de l’art élargie, décomplexée et enchantée.»

Extrait du communiqué de presse des XXIe Ateliers Internationaux du Frac des Pays de la Loire une exposition avec Trixi Groiss, Diango HernándezGeorgia Nelson, Will PotterFlorian et Michael Quistrebert, Lara Schnitger, Ingrid Maria Sinibaldi
exposition du 11.11.2007 au 17.02.2008

http://fragilebygeorgianelson.co.uk/